Singulière randonnée, qui aurait bien pu mal se terminer !
En effet, partis du petit hameau du Bois la fleur au fusil, pour une prétendue randonnée des plus tranquilles afin de profiter des magnifiques couleurs d’automne dans ce secteur, nous n’avions absolument pas anticipé une pareille bévue de l’Ours. Décidément, l’âge aidant, plus rien ne va : arrivés dans le secteur de la Miarsaratte, où nous étions persuadés d’avoir nos habitudes, les ravages d’une récente exploitation forestière l’ont suffisamment dépaysé pour que nous nous retrouvions sur la trace de retour du projet avant même d’avoir réellement passé par la Miarsaratte.
Compte tenu de l’heure déjà tardive, et d’un commun accord, nous avons tout de même décidé de monter jusqu’au sommet de la bosse (côté 1 577 m) pour pique-niquer face à un superbe panorama sud d’environ 180°, s’étendant de la Crête du Lauzet au Pic Martin Jean, en amont de Foucaton.
Et comme si cela ne suffisait pas, après avoir bien précisé qu’il s’agirait d’un simple aller-retour, l’Ours a cru bon de jouer les malins en prenant la première sente à gauche, espérant marcher plus agréablement en dehors de la piste de débardage. Mauvaise initiative : ladite sente restait trop horizontale pour nous permettre de rejoindre le sommet par le chemin le plus court. Ce fut donc le premier raid gaulois de la journée pour y parvenir.
Après le pique-nique, nous avons constaté que notre sente sommitale, particulièrement discrète, était devenue un classique à VTT. Cent mètres plus loin, nous avons rejoint l’abominable piste de débardage par laquelle nous avions commencé la descente, jusqu’à l’une de ses annexes arrivant par la gauche. Compte tenu de l’état du chantier et par excès de confiance, l’Ours l’a prise pour l’itinéraire de retour via le Bois de Serre Verger, sans même vérifier le suivi de la trace sur son smartphone.
Et parce qu’il y a des jours comme ceux-là, après avoir lourdement insisté, nous voici au bout de ladite draine, pour un second raid gaulois — bien pire que le premier — dont il garde le secret. Histoire de vérifier que les griffes de la Marmotte étaient encore opérationnelles et qu’ils conservaient un certain instinct de survie, une fois sa triste bévue entérinée, il a fallu trouver la stratégie la plus sûre, le courage et l’énergie nécessaires pour repasser par le sommet, plutôt que de tenter une descente bien plus périlleuse et à l’issue incertaine en tirant au plus court à droite pour rejoindre le bon itinéraire.
Sur ce dernier, de retour à la cote d’environ 1 500 m, au vu de l’énergie dépensée et de l’heure avancée, nous avons décidé d’un commun accord d’écourter cette randonnée. Nous sommes rentrés au hameau du Bois en suivant le sentier qui court sur la crête du Fournase, les yeux remplis de nos belles couleurs d’automne. Sauvegarde de la référence du fichier GPX :
Trace de l'Ours (2025-10-19 08:56:22 [Suunto App])
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