Sur les 2 rives du Torrent de Réallon depuis son estuaire sur le Lac de Serre-Ponçon au Nord du Pont de Savines-le-Lac, depuis le parking sur le bas-côté de la D 41 après le rond-point de St-Apollinaire-Réallon : montée en rive droite par la route de la déchèterie via la Paroisse où nous découvrons les vestiges de l'ancien village de Savines, richement remis en valeur par la communauté d'autour de Serre-Ponçon.
En amont de la déchèterie, la route fait place à une piste assez boueuse ce jour-là et fraîchement fréquentée par de gros engins de travaux publics que nous ne tarderons pas à voir à l'œuvre dans le cadre de la restauration de son talus par la mise en place d'un soutènement par de gros blocs directement prélevés dans le lit du torrent pour son deuxième endiguement, le précédent tellement bien fait n'a pas résisté bien longtemps à son affouillement par les crues de ce dernier !
Passé cette zone de travaux, la piste bien moins boueuse est ponctuée par des sortes de grosses bouches d'égouts en béton qui intriguent quelque peu notre Ours de service :
- "qu'est-ce qui peut bien passer sous nos pieds pour qu'il y ait de tels regards ?"
La confirmation sur site de ses observations à partir de la
vue satellite des lieux qu'il n'y a aucun aménagement de fait pour faciliter la traversée du torrent lorsque plus haut la piste passe en rive gauche n'a pas tardé, même s'il est facile de comprendre que la stabilisation pérenne d'un ouvrage d'art, même submersible, ne serait pas une mince affaire. Quoi qu'il en soit, vu le faible débit hivernal du torrent et moyennant un petit aménagement en eau calme d'une mini-jetée filtrante suivie d'une bonne enjambée entre deux blocs parfaitement stables, tout le monde est passé sans le moindre souci, même la Marmotte et sa légendaire aversion pour ce genre d'exercice.
Quelle n'a pas été notre surprise de découvrir après avoir parcouru environ 400m sur cette rive le captage de la prise d'eau pour l'alimentation de
la Centrale hydroélectrique du départ ! et là tout devient parfaitement clair : les regards le long de la piste sont nécessaires à l'entretien de la canalisation, la réfection des enrochements de protection sont indispensables à sa survie et l'Ours d'enrager contre les géographes de l'IGN qui, habituellement,, mentionnent ces équipements de "captage" et ne se contentent pas d'un minable rectangle noir même pas correctement positionné et surtout indiquent
Centrale électrique à défaut
d'hydroélectrique et pas "la Centrale" tout court qui ne prouve rien du tout !?
Et de nous féliciter de cet équipement qui, en dehors de produire une énergie aussi propre et précieuse, nous a permis de franchir à pied sec le torrent en aval qui, en son absence et en compagnie de la Marmotte, nous aurait certainement contraints à un piteux retour par l'itinéraire de secours bien évidemment prévu par l'Ours dans son
projet, vexé de s'être autant polarisé sur la faisabilité de cette hypothétique traversée en zoomant au maximum sur la vue satellite l'empêchant de détecter ce fameux captage alors hors de son écran ! comme quoi il a beau essayer de repérer un maximum de choses, il y en a toujours qui lui échappent ! Heureusement car faut bien une part d'incertitude pour un peu pigmenter une randonnée aussi minimaliste tout au moins en D+ !?
Le reste a été tellement bon enfant que la Marmotte a même renoncé au raccourci qu'il lui avait prévu, ce qui nous a permis de pique-niquer à la cote maximale d'environ 1310m de ce bonus généralisé et, vu notre heure d'arrivée au Villard d'en profiter pour en effectuer le tour afin de jouir pleinement du panorama très ouvert tout au long de la descente sur Champ Virette.
La journée fut tellement faste que nous n'avons même pas eu droit à la désagréable agressivité du molosse des Berthes et il nous a fallu attendre la variante improvisée de notre passage au pied du rocher d'escalade en amont de la Rochette pour une petite séquence sanglier en voulant suivre le sentier supérieur en tiretés noirs sur la Top 25 complètement à l'abandon qui arrive sur l'hermétique grillage d'une villa absente de Géoportail comme quelques autres, pour découvrir fort heureusement un semblant de coulée verte nous permettant d'atteindre la voirie de ce nouveau lotissement.
Pour un peu plus bas voir l'Ours s'offusquer d'arriver nez à nez avec les énormes panneaux "Propriété Privée / Défense d'entrer" de la
Ferme de la Rochette alors que, dans ce secteur, il a fait confiance au routeur de l'IGN pour construire sa trace ! Décidément cet outil est complètement nul, il ne connait même pas les sentiers les plus évidents et fait passer par d'autres inexistants sur le terrain ! Et une nouvelle fois s'en vouloir de ne pas avoir pris la peine de regarder la carte de chaleur de STRAVA en l'espèce; sinon, en la suivant, nous serions tout naturellement passés par le sentier bien visible en sens inverse et qui dans notre sens partait tout droit dans notre virage à droite, entre deux allées d'arbres masquant son heureuse issue et ce d'autant plus que nous n'avions pas encore repéré les panneaux d'interdiction de passer !