Table d'Orientation du Queyron, 1982 m, en circuit anti-horaire depuis les Escoyères, 1550 m :
Par l’ancienne voie romaine qu’emprunte la très spectaculaire variante du GR 58 des Escoyères aux Chabrières via Serre Pinous, avec la non moins spectaculaire traversée du ravin du Torrent du Veyer. Son parcours, pratiquement à niveau sur ses deux rives, est certes confortable mais quelque peu vertigineux. Il est rendu délicat sur les quelques mètres de franchissement du torrent, en raison du conséquent ravinement dû aux fortes intempéries de décembre 2023. Comment était cette voie au temps des Romains ? Bien difficile à imaginer aujourd’hui, même s’il est fort probable qu’il y avait une végétation de feuillus, exterminée par le grand déboisement généralisé de la France avant son reboisement par ces bien beaux et courageux pins sylvestres. Même si ce pin, endémique dans les Alpes, n’a pas attendu le XIXe siècle pour s’y implanter naturellement.
Excepté la courte traversée du vaste pierrier de l’amont du Grand Clapier, le sentier est particulièrement agréable sur l’ensemble de l’itinéraire suivi, avec à cette époque une véritable moquette d’aiguilles de mélèze dès l’aval des Pézières. Le raccourci en rive droite du Torrent de la Combe est assez pentu, surtout dans la partie non représentée sur la TOP 25 de l’IGN. Ce sentier, désormais bien indiqué sur les panneaux directionnels et balisé, rejoint le GRP Tour de la Dent de Ratier en amont de sa traversée du torrent. Il est encore plus agréable à suivre jusqu’à la Table d’Orientation, qu’il est très facile de rejoindre directement en tirant tout de suite à gauche dès que les abreuvoirs et la rambarde du premier parking deviennent visibles.
Le retour est tout aussi reposant, même en suivant notre variante jusqu’aux chalets du Queyron, sans oublier d’aller admirer le panorama offert par son sauvage belvédère. Ensuite, revenir le plus naturellement possible sur le GRP Tour de la Dent de Ratier jusqu’au carrefour des Quatre Chemins, pour lequel il convient de compter le Sentier des Vaches. Ce sentier monte directement depuis les Escoyères et n’est pas représenté sur l’IGN. De là, rejoindre au plus court le GR 58 par un sentier tout aussi confortable et le suivre jusqu’à l’alpage en amont du Châtelard, où nous avons abandonné la Marmotte le temps d’un simple aller-retour sur la bosse rocheuse aux beaux polis glaciaires de la Lauze. Ce lieu offre un nouveau belvédère sur la vallée du Guil et les pentes escarpées de sa rive gauche, que les humains n’ont pu investir qu’au vallon de Bramousse et au petit plateau de Montbardon. En revanche, en rive droite, on ne trouve que le site remarquable des Escoyères, qui a dû attendre 1967 pour la mise en service de son unique et remarquable accès routier. Cette route, avec ses 31 lacets depuis la D902 jusqu’au Châtelard, est très étroite, avec une pente moyenne de 11 %, mais ses épingles sont particulièrement serrées et délicates à négocier. Elle est très impressionnante à la descente et, bien sûr, sans glissières de sécurité ! En conclusion :
Au retour, nous étions tous très satisfaits de cette bien belle randonnée. L’Ours s’en félicite d’avoir eu l’initiative de choisir de partir des Escoyères au lieu de Villargaudin, comme initialement proposé en lieu et place du pont sur le Torrent de l’Izoard, comme en novembre 2018. Toutes nos félicitations vont à Patrice, qui nous a conduits et ramenés sains et saufs au volant du Duster. Sauvegarde du nom du fichier GPX :
Trace de l'Ours (2025-11-11 08:09:55 [Suunto App])
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