Ce Tour du Vallon Pellat au plus près de ses crêtes, parfois même arêtes, dont la célébrissime Arête de la Ratelle de loin la plus facile à suivre, fut une surprenante première pour nous puisque l'Ours n'en avait même pas imaginé l'augure au cours de l'élaboration de son projet, autant le Vallon Pellat, splendide en toutes saisons, ainsi que son incontournable Arête de la Ratelle nous sont familiers depuis longtemps, autant la Montagne Pellat, point culminant de son périmètre l'est beaucoup moins pour moi puisque ce n'est qu'en juin 2013 que je suis passée par son sommet tandis que la Marmotte et l'Ours l'avaient déjà parcourue à ski de Télémark avant leur retraite à Embrun en 2010 et y étaient remonté(e)s en raquettes en mars 2012. Depuis, toujours en leur compagnie, l'Ours m'a permis de repasser en raquettes par son sommet de manière vraiment peu orthodoxe en décembre 2020, aventure que je ne suis pas prête à oublier. Ensuite nous avons effectué le tour minimal du Vallon Pellat toujours en raquettes en février 2021 et à nouveau le tour de la Montagne Pellat en raquettes en décembre 2022 offrant à l'Ours l'opportunité de s'aventurer sur sa crête Sud-Ouest pour compléter ses observations préalables depuis le sommet et en conclure qu'il était peu probable qu'en pédestre nous n'arrivions pas à la parcourir un jour !
Raison pour laquelle, même s'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, c'est avec un certain optimisme qu'il a élaboré le projet de son invitation à l'y accompagner. Sauf que, comme souvent avec lui toujours d'une curiosité et d'une imagination sans égales et peut-être bien pour ma pomme d'un excès de confiance, je me suis laissée embarquer dans une aventure à la limite, voire au-delà, de mes compétences dont tous les détails sont en commentaires du Diaporama qui m'a convaincue de désormais m'abstenir de renouveler pareille bêtise. Suite à, dans la mesure de ses connaissances et ses toujours complètes et honnêtes présentations, ne plus lui répondre "allons voir" lorsqu'il me dit ne pas pouvoir être plus précis tant qu'il n'est pas allé reconnaître l'itinéraire qu'il propose de tester. Ce dont il est le premier à convenir en reconnaissant qu'il n'est plus de nos âges de jouer ainsi à la roulette russe ! En conclusion : quand tout se termine aussi bien il est évident que nous sommes heureux de l'avoir fait car, en dehors de son exposition, cet itinéraire d'une rare sauvagerie est d'un esthétisme assez fabuleux et mérite d'être repris sans risque majeur du moment qu'on est suffisamment à l'aise sur ce type de terrain et sûr de sa technique alpine même en terrain semi-herbeux et un rocher parfois friable, piolet vivement conseillé, voire indispensable et pourquoi pas un casque sur la tête !
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