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Montagne Pellat, 2675 m, en traversée de N-W, N à N-E, montée par Cabane des Espagnols et Vallon Pellat, retour par Cabane du Gouron, l'ancien canal de Razis et le Pont du Réal, depuis la Chalp, 1680 m, Crévoux, Hautes-Alpes.(2020-12-22 08:14:06 [Suunto A (Raquettes à neige)

Montagne Pellat, en traversée de N-W, N à N-E ! Youpi hip hip hip hourra ! cette invraisemblable aventure, fruit d'un heureux enchaînement d'improbables circonstances que l'Ours a judicieusement exploitées dans ses moindres détails, nous a fait perdre un peu de notre viscérale modestie, affaire peu banale qui nous a comblés d'aise que je m'en vais vous conter :
1 - nous étions partis pour la longue mais très banale randonnée des Montagnettes par le raccourci de la Cabane des Espagnols, la Route du Col du Parpaillon, le Col de Girabeau et la crête Nord, mais c'était sans compter sur la subsistance du scandaleux massacre de la neige opéré par 4 conducteurs de quad roulent sur les pistes de la Chalp à Crévoux et la Route du Col non réparée par les dameuses dès le Pont du Réal. La justice devrait infliger la saisie et vente aux enchères de leurs engins et une amende minimale de 75000 euros à ces 4 abrutis sans foi ni loi. Une centaine de m plus loin, l'Ours furieux et me voyant grimacer en me tordant les chevilles au milieu de cet invraisemblable labour me propose d'abandonner notre projet et de retourner sur la bonne trace du km vertical. Ce dont je suis fort aise et m'inquiète de la Marmotte ? "ça va la ravir, vu que c'était son idée première et qu'elle n'a adhéré au projet que pour un peu changer d'air !"; immédiatement informée à la radio, elle en est ravie !
2 - chemin faisant, la température ambiante étant particulièrement clémente, au lieu de monter comme d'hab. le plus rapidement à la rencontre du soleil sur la rive gauche du Vallon Pellat, l'Ours me propose de rejoindre le fond du vallon et de passer en rive droite le plus tôt possible pour profiter au maximum de la bonne neige et ainsi faire à l'envers le tour habituel de la pointe cotée 2917m qui ferme au Sud le Vallon ! n'y voyant que des avantages, nous y allons tout en peaufinant une belle trace pour la Marmotte qui suit à bonne distance.
3 - vu comme nous étions partis, je faisais le pari que l'Ours n'allait probablement pas en rester là et devait avoir une idée bien précise en tête. Quelques encablures plus loin, bingo ! :
- Dis-moi Hélène, je suis sans la carte et n'ai absolument rien préparé mais, chose que jusqu'ici j'ignorais, à bien regarder, il me semble qu'il est possible aujourd'hui de rejoindre sans grand risque et trop se faire peur la crête Nord de la Montagne Pellat, une véritable aubaine ! ça nous changerait radicalement de la sempiternelle pointe 2617m; ce sera certes plus pentu, mais plus court en distance et tu n'y es montée qu'une seule fois en juin 2013 par la crête Nord-Est, qu'en penses-tu ?
- attends, attends, donne-moi un peu plus de détails : par où comptes-tu passer, combien de dénivelé, après la crête elle est comment ?
- en dénivelé, à peine une soixantaine de m de plus, la crête tu l'as déjà descendue, l'incertitude est plus sur notre capacité à la rejoindre, le haut du couloir qui est déjà bien purgé me paraît trop raide pour une sortie frontale, par contre la vire à chamois qui sur la gauche traverse presque horizontalement la petite barre semble praticable en l'absence de glace sous-jacente !
- et comment sais-tu s'il y a ou pas de la glace là-haut sous la neige ?
- vu la douceur des températures depuis plus d'une semaine, la quasi-certitude qu'il n'y a pas de sous-couche avant cette dernière chute, ce versant plein Ouest devait être sec donc je ne vois pas comment nous pourrions y trouver de la glace et suis à peu près sûr que nous allons toucher les cailloux et rochers tout le long ou presque !
- bon je veux bien tenter l'aventure mais, avant, faisons la pause-ravitaillement et après tu me feras une belle trace et tu m'attendras car je vais monter doucement et la vire m'inquiète.
4 - l'estomac bien calé, nous voilà repartis de plus belle, l'Ours faisant de belles marches sur une esthétique trace en Z sur la contre-pente au pied des barres rocheuses jusqu'au franchissement du haut de la nervure dont la croupe abrite quelques mélèzes en rive gauche du couloir, avant de faire une véritable tranchée ascendante dans la coulée de boules très friables qui occupe toute la largeur du couloir et accède au niveau de la vire par un micro-z entre les premiers rochers, puis me tasse consciencieusement une étroite mais confortable trace suivant la technique de la boîte aux lettres bien connue des alpinistes, c'est à dire au ras de la falaise amont. Reste plus que les 6 à 8 m les plus délicats à franchir pour sortir en crête, l'Ours me demande de rester sur une confortable terrasse bien tassée le temps qu'il teste ce dernier obstacle qu'il négocie avec prudence, s'assurant de la solidité des escaliers à chaque pas, va poser son sac de l'autre côté, et revient se placer derrière moi en ange gardien; quand nous retrouvons son sac, la Marmotte nous annonce qu'elle a fait ses 500 m de dénivelé, que notre trace vers le fond du vallon ne l'inspire pas (ah ! c'était bien la peine que nous la damions aussi consciencieusement !), qu'elle fait demi-tour et nous invite à en profiter pour parfaire notre aventure, ce qui me soulage profondément car je me voyais vraiment mal à l'idée de devoir redescendre par cet itinéraire.
5 - c'est donc le c?ur léger que nous repartons de plus belle, plein Nord vers le sommet 275 m plus haut, dans une très belle poudreuse de plus en plus profonde de 40 à 50 cm sur une arête rocheuse assez effilée mais sans corniche, nos raquettes accrochant souvent les dalles sous-jacentes, heureusement qu'elles sont très solides. Plus haut, l'arête se transforme en crête ornée de quelques blocs épars facilement contournables mais, dès que nous nous éloignons du fil, la neige est encore plus profonde, je me demande comment l'Ours fait pour imperturbablement tracer à allure constante sans se décourager jusqu'au sommet. Encore 50 m en dessous, la Marmotte nous signalait qu'elle était de retour à la Cabane des Espagnols, qu'il était 12h45 et qu'elle redescendait jusqu'au parking. Arrivés au sommet (splendide belvédère à 360° en plein c?ur du versant Nord de l'imposant Massif du Parpaillon dont la crête séparatrice des eaux entre Durance et Ubaye court au Sud de la Montagne du Crachet au Pic de Morgon, tandis qu'au Nord la vue s'étend du Vieux Chaillol, le Sud des Ecrins jusqu'au Queyras), nous en faisons la visite exhaustive comme il se doit, d'autant plus aisément qu'il n'y fait vraiment pas froid malgré un bon vent de Sud-Ouest. L'heure étant déjà bien avancée, l'Ours me demande si j'ai encore suffisamment de jambes pour descendre nous abriter au pied de la partie la plus pentue de la crête Nord-Est où nous aurons encore suffisamment de soleil pour pique-niquer plus agréablement ce qui, une fois de plus, me comble d'aise à condition qu'il m'attende car je vais descendre doucement !
6 - précaution parfaitement inutile et crainte injustifiée puisque malgré la forte pente, c'est trace directe, droit dans la pente dans une poudreuse de rêve, où nous devons malgré tout rester très vigilants et légèrement en retrait pour être sûrs de ne pas passer par dessus le guidon lorsque nos raquettes accrochent les rochers; néanmoins, 730m en distance après et 325m de dénivelé descendus en 22 minutes, nous nous installons pour notre royal pique-nique où nous sommes restés tout près de 50 minutes, c'est dire !
7 - bien restaurés, nous avons le choix entre rester encore un peu au soleil en rejoignant la Route du Col du Parpaillon en restant sur cette crête pour poursuivre par la Croix de Razis ou bien lui tourner le dos et descendre plein Nord directement sur la Cabane du Gouron au risque de déranger bon nombre de tétras-lyres, raccourci en prime ! vu la clémence de la température, nous pensons ne pas faire courir de trop grands risques à ces braves gallinacés en optant pour cette dernière solution et nous n'en verrons que 2 qui n'étaient même pas sous la neige. Sous la Cabane, nous constatons que les vandales en quad sont montés probablement jusqu'à la Croix de Razis, quelle honte !
8 - Alors l'Ours m'invite à descendre rejoindre l'ancien canal de Razis; le mélézin au-dessous de la route rejoint (la Marmotte nous informe qu'après une bonne h de sieste dans le Duster, elle l'abandonne et commence à descendre pédibus sur la route en nous attendant), nous retrouvons l'ancien sentier tracé par d'autres raquettistes ainsi que le sentier du canal et de le suivre jusqu'à sa traversée de la Route du Col du Parpaillon au-dessus de ses 2 lacets avant le Pont du Réal où nous retrouvons nos traces de ce matin.
9 - retour à la Chalp par l'itinéraire de montée, nous arrivons au Duster à 16h enchantés de cette très intéressante randonnée totalement inédite et improvisée un 22 décembre, un grand BRAVO à l'Ours pour son adaptativité en fonction des circonstances et son analyse et évaluation du terrain même à bonne distance, c'est quand même bien utile et beau l'expérience, à condition de ne jamais la considérer comme une assurance vie et en présence de neige encore plus qu'ailleurs !
10 - la Marmotte retrouvée, nous poursuivons la route jusqu'à l'abribus des Leydons - le Villard où nous faisons la halte tisane et petit gâteaux avant notre rapatriement sur Embrun au terme d'une journée pleine de bonnes surprises.

Trace de la MarmotteTrace de l'Ours

Options
32km
+2627m
06:30

Details

Nota Béné en forme de débriefing :
à peine arrivés à la maison, la Marmotte très friande des dernières nouvelles sur Internet, interpelle l'Ours : "un skieur mort par avalanche ce jour dans le Vallon de la Roche Noire sous le Col du Galibier !" et d'apprendre que les préfectures du 05 et 04 avaient émis une alerte pour risque d'avalanches de plaques très marqué sur ces 2 départements; l'Ours prenant le relais se précipite sur Data-Avalanches pour plus d'information et découvre les 4 signalements suivants pour ce jour concernant ces 2 départements :

22/12/2020 Queyras
Un skieur a fait partir ces 2 plaques en effectuant une traversée à l'attaque de la pente. Aucun dégât. La pente n'a pas été skiée car le skieur est remonté.

22/12/2020 Oisans Pic des trois évêchés Sous la crête de Chaillol
Extrait du Dauphine libéré : "Ce mardi 22 décembre, vers 12 h 15, un groupe de skieurs de randonnée a été emporté par une avalanche, sous la crête de Côte Plaine, à Villar-d'Arêne, non loin du col du Lautaret."
Cinq skieurs de randonnée évoluaient dans le secteur, lorsque l'avalanche s'est déclenchée. Tous ont été emportés. L'un est décédé.
Article sur AlpineMag

22/12/2020 Ubaye Vallon de Claous
Déclenchement à distance d'une première plaque juste sous le sommet puis tout le vallon est parti. Cassure entre 30 et 60 cm posée sur 4cm de gobelets de 4 MM sans aucune cohésion.

22/12/2020 LA GRAVE Crête de la Buffe
Avalanche de plaque dure déclenchée au passage des skieurs sur la crête. Aucune personne impliquée.

Vu notre expérience du jour, la surprise est totale et empreinte de nombreuses interrogations aux vues de l'ampleur des 2 déclenchements géographiquement les plus proches de la Montagne Pellat et tout particulièrement celui du Vallon Claous tout proche et sidérant : avons-nous été à ce point inconscients et en sommes-nous revenus indemnes uniquement grâce à un heureux concours de circonstances et ou en ayant bénéficié une fois de plus de la généreuse indulgence des Dieux de la Montagne ? et ce d'autant plus que nous étions sans notre triptyque de sécurité (DVA, sonde et pelle) !
Eh bien, au risque d'encore passer pour ces inconscients crétins qui n'ont toujours rien compris à la sécurité en montagne en présence de neige, envers et contre tout, nous persistons à penser qu'à aucun moment au cours de cette randonnée nous n'avons été exposés à un quelconque risque d'avalanche aussi minime soit-il, au-dessous et au-dessus de l'altitude critique du jour se situant aux alentours de 2300 m, pour la simple et bonne raison qu'à de très rares exceptions et de faibles surfaces, nous avons évolué sur une neige sans sous-couche. Ce qui prouve une fois de plus que les estimations du risque d'avalanches à l'échelle d'un département ou d'un seul massif, même s'ils restent d'excellents indicateurs ne prouvent strictement rien au niveau local, dit zonal ! nous en avons maintes fois fait l'expérience. Mais attention, ATTENTION ! la démonstration inverse est tout aussi pertinente, à savoir qu'un risque faible de 1 ou 2 ne garantit en aucune manière qu'on ne puisse localement se retrouver exposé à un risque de 3 voire même 4; les 2 derniers hivers nous en ont, si besoin était, largement fait la tragique démonstration : les accidents parmi les plus graves, tout comme celui de mardi dernier, s'étant tous produits avec l'encadrement d'un GHM posent un réel problème et prouvent que nul n'est prophète en son métier. Pour avoir perdu 6 de ses camarades de l'INSA de Lyon parmi les 39 victimes de l'avalanche du Chalet de l'UCPA à Val-d'Isère le 10 février 1070, puis être avec la Marmotte les miraculés de la méga-avalanche de plaque de la Cime du Vallon le 4 juillet 1973, plus de nombreux autres épisodes dont ils sont sortis indemnes, l'Ours, membre de l'ANENA depuis pratiquement sa création, particulièrement sensible à la sécurité neige et avalanche, sait pertinemment que le risque zéro est impossible, que même les meilleurs en la matière se font régulièrement piéger et que le danger maximal serait de se croire immunisé.
Reste qu'à notre sens la colorisation en fonction de la pente sur Géoportail de l'IGN : < 30° sans, [30, 35°] jaune, [35, 40°] orange, [40, 45°] rouge, 45° < violet minimise dangereusement le risque; en effet nous aurions préféré l'ajout d'une autre couleur pour les pentes comprises entre 25 et 30° plus conforme à nos expériences corroborées par le texte des 2 auteurs Emmanuel Cabau et Hervé Galley des Topos de Ski de Randonnée - Hautes-Alpes , qui prouve qu'il peut y avoir problème pour le randonneur qui partirait à l'aventure avec les seules informations de l'IGN et les recommandations des plaquettes sur le ski de randonnée : tant que vous restez sur des pentes inférieures à 30° le risque est très faible ! Moralité, toutes ces informations ne sont que de simples outils d'aide à la décision, le seul juge et responsable en dernier ressort sera toujours le randonneur lui-même face à sa propre analyse des conditions en cours sur le terrain avec les paramètres dont il dispose, essentiellement liés à son sens de l'observation.



Bref Topo :
depuis le parking d'hiver de la Chalp de Crévoux, 1680 m > par l'itinéraire direct du km vertical jusqu'à la cote 1980 m > puis la rive gauche du Vallon Pellat pour passer en rive droite vers 2100 m et la suivre encore sur environ 70 m de dénivelé > au-dessus remarquer la large nervure colonisée par quelques mélèzes en rive gauche du seul couloir neigeux (très raide au départ, souvent corniché, régulièrement balayé par des coulées, il ne paraît pas être l'itinéraire le plus sûr !) qui descend depuis la crête Nord de la Montagne Pellat, une vire à chamois, bien visible du bas, certes déversante, traversant presque horizontalement la barre rocheuse paraît offrir la solution la plus sûre pour rejoindre cette crête vers 2400 m > si, et seulement si, les conditions de neige le permettent, remonter la large contre-pente qui monte jusqu'au pied des barres en rive gauche de la nervure, franchir cette nervure vers 2380 m > traverser le couloir > rejoindre la vire et la suivre jusqu'à la crête avec la plus extrême prudence (attention, passage facile en bonnes conditions, mais très exposé !) > suivre cette crête jusqu'au sommet, assez effilée au début plus large ensuite, tout le temps avec attention car elle peut être cornichée et ou plaquée et suffisamment pentue par endroit pour qu'une avalanche de plaque puisse partir ! (rétrospective en 3 vues ) > du sommet, nous sommes descendus par la crête Est de ce véritable triangle isocèle que représente la face Nord-Est de cette montagne aux courbes de niveau d'une extrême régularité et qui n'a pourtant pas droit au moindre itinéraire à ski sur l'IGN (incompréhensible !), elle est très pentue, mais paradisiaque en bonnes conditions > après le pique-nique, nous avons coupé au plus court plein Nord pour rejoindre la Cabane du Gouron puis le sentier de l'ancien canal de Razis qui nous a ramenés sur la Route du Col du Parpaillon > Pont du Réal > retour parking par l'itinéraire de montée.

Pour plus de détails voir et revoir le reportage d'Hélène : Diaporama

Liste des albums de nos randonnées précédentes dans ce secteur :

Albm040-Montagne Pellat, mars 2012 : Diaporama

Albm130-Montagnes de Parpaillon et Pellat, juin 2013 : Diaporama

Albm155-Parpaillon et Combe, septembre 2013 : Diaporama

Albm169-Tour de la Montagne Pellat, décembre 2013 : Diaporama

Albm201-Les Montagnettes, avril 2014 : Diaporama

Album-007_Ratelle 2016 : Diaporama

Album-094_Echec à l'Arête de la Ratelle : Diaporama

Album-101_le Grand Parpaillon, mars 2017 : Diaporama

Album-185_Arête de la Ratelle mars 2018 : Diaporama

Album-275_Arête de la Ratelle, depuis la Chalp de Crévoux, février 2019 : Diaporama


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Itinéraires Raquettes à neige autour de Crévoux · Les plus belles randonnées autour de Crévoux
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