Ce parcours était initialement prévu sur trois jours pour faire le tour du Lac de Cap de Long par les crêtes, avec bivouacs au Pic de Campbieil et au Pic du Néouvielle.
Du parking du barrage de Cap de Long, contourner le lac par le sud, une centaine de mètres après les buvettes, obliquer à gauche hors sentier, cheminer au mieux du terrain. Vers 2480 m d’altitude, s’orienter au nord pour rejoindre l’arête nord-est du Petit Pic d’Halharisès aux environs de 2520 m d’altitude. Une rampe facile permet de prendre pied sur l’arête. La suite est évidente. Dans un premier temps, il faut rejoindre le Petit Pic d’Halharisès, où l'escalade présente peu de difficultés, avec des passages n’excédant pas le niveau III. Dans un deuxième temps, continuer sur l’arête pour rejoindre le Grand Pic d’Halharisès aussi nommé Cylindre d’Estaragne via le pic central. Le niveau s’élève un peu, les difficultés sont de niveau III et ponctuellement un ou deux pas de IV. C'est une belle arête avec de multiples passages aériens, le granite est de bonne qualité. Plusieurs rappels sont nécessaires, corde de 30 mètres minimum. Les rappels sont équipés, mais prévoir de quoi les renouveler. Du grand pic descendre au Col d’Estaragne. Le cheminement est un peu complexe et demande de rechercher les passages les plus faciles ; il ne faut pas hésiter à tirer un ou deux rappels pour gagner du temps.
N'ayant pris qu’un quart de litre d’eau et une petite cartouche de gaz pour les trois jours, donc pas question de faire fondre de la neige, au col je suis descendu versant est pour prendre le sentier de la voie normale et passer par un point d’eau que je connaissais et faire le plein pour le bivouac, avant de monter au Pic d’Estaragne. On y monte sans difficulté. Poursuivre sur la crête ou en léger contrebas de celle-ci pour rejoindre le Pic de Campbieil. Pendant la traversée entre le Pic d’Estaragne et le Pic de Campbieil, le vent a commencé à souffler. Après être allé au pic sud-ouest à quelques minutes du Pic de Campbieil, j’ai commencé à m’installer pour la nuit à proximité du sommet, mais c’est devenu assez rapidement infernal. Malgré les conditions, j’ai persisté à vouloir rester après avoir sécurisé mes affaires, mais, vers 22h00 j’ai renoncé et je suis descendu au Gourgs de Cap de Long en passant par la Hourquette de Cap de Long. J’ai fini par trouver un coin abrité du vent à environ 300 mètres au nord du lac.
Au réveil, le vent souffle toujours, moins fort que dans la soirée et la nuit mais trop pour continuer sur les crêtes, retour au barrage de Cap de Long.
Photos :
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