Boucle Musson Gorcy Musson
Cette promenade, un après-midi de fin de canicule, portait ce trouble des jours où la chaleur s'accroche comme si elle refusait de lâcher prise.
Départ du centre sportif de
Musson,
rue de France, puis bifurcation à gauche pour passer sous la voie ferrée. On longe le
vignoble des morts avant de s'engager sur le chemin homonyme vers Gorcy.
À
Gorcy, descente
rue Neuf-Ville et
rue du Faubourg vers la
place Saint-Martin. La
rue du moulin, vite quittée pour un sentier discret, nous mène derrière le complexe
Bernard Labbé et l'école
Jacques-Prévert, jusqu'au rond-point près de la
place Jules André.
La boucle se poursuit vers les anciennes usines. On traverse le parc
Georges Rolland puis les parcs
Monique et Bernard Labbé. On reprend la rue
Jean-Joseph Labbé – un nom omniprésent.
Car les
Labbé furent les maîtres de forges qui ont façonnées
Gorcy. La Société métallurgique produisait 16 000 tonnes de produits tréfilés par an avant 1914. Ces usines faisaient vibrer la région au rythme des marteaux-pilons, tandis que la fortune s'accumulait dans les mêmes mains. Les
Labbé, c'est toute une époque – celle où le fer faisait la prospérité de ces terres, mais surtout la leur.
On passe devant le lavoir avant d'emprunter le chemin des mines, ancienne ligne ferroviaire de 4,8 km qui reliait
Signeulx à l'usine de
Gorcy. Seule voie à desservir la ville, jamais connectée au réseau français, elle fut mise en service en 1877 pour le trafic de marchandises. Elle traversait
Gorcy et
Cussigny, passant par un pont aujourd'hui disparu. Elle cessa son activité en 1983, avec les forges. Ce chemin nous mène aux marais de la Cussignière.
On emprunte alors le caillebotis de l'
itinéraire pédestre de la Cussignière qui ramène vers
Musson. Les marais étaient à sec. Seule la
Cussignière coulait encore, et le chien s'y est jeté avec une joie simple, buvant cette fraîcheur qui nous a tous un peu rafraîchis.
À
Musson on descend la
rue Firmin Dieudonné puis la
rue de France, jusqu'au point de départ
Boucle de 10,8 km en 2h38, allure tranquille de 4,1 km/h. Une promenade nostalgique – des paysages modestes, des noms qui portent des histoires, des forges qui ont rugi puis se sont tues, et derrière elles, une dynastie qui a su transformer le fer en or.