Ce parcours était initialement prévu sur deux jours en reprenant le parcours précédent à partir de la Hourquette de Cap de Long avec bivouac prévu au Pic des Trois Conseillers. Mais deux évènements en ont perturbé le déroulement.
Du barrage de Cap de Long, direction la Hourquette de Cap de Long par le sentier en rive sud du lac puis en remontant la Montagne de Cap de Long. À la hourquette, suivre le fil de l’arête. En approchant du Pic Maou, je trouve le ressaut rocheux vertical peu engageant, mais comme me l’avait dit un pyrénéiste rencontré quinze jours plus tôt au Pic d’Estaragne, « ça passe à l’aise ». Je laisse mon sac au pied du ressaut et je grimpe « pas trop à l’aise » IV-, rocher pas rassurant, je récupère mon sac avec la corde. La sortie du Pic Maou se fait par une dalle déversante pour atteindre la brèche au nord de celui-ci. Poursuivre sur le fil de l’arête jusqu’au col qui précède le Pic Badet, plusieurs pas de II et III. La montée au Pic Badet se fait plus facilement et ensuite suivre les cairns pour rejoindre la Hourquette du Pic Long. De la hourquette, suivre une sorte de vire versant ouest puis une cheminée pour finir de monter au sommet du Pic Long.
Après une pause au sommet, en me relevant, mon pied glisse et je retombe assis, déclenchant une douleur fulgurante dans le bas du dos. Plus question de continuer le parcours prévu qui était de rejoindre la Hourquette de Bugarret par l’arête de Cap de Long et de monter au Turon du Néouvielle par l’arête sud. Au bout d’une heure, je décide de descendre par l’arête ouest du Pic Long que je connais, pour aller dormir à la petite cabane de Crabounouse. Le démarrage n’est pas folichon avec mon sac assez lourd, mais au fur et à mesure de la descente la douleur finit par disparaitre complètement. Je me permets même le luxe de passer par la Dent d’Estibère-Male et le Pic de Bugarret auquel on peut monter facilement en le contournant par le versant sud. Je passe par la Pale de Crabounouse et poursuis vers la cabane que je retrouve sans difficulté. Comme les choses vont bien, je continue la descente pour aller bivouaquer en bordure du Lac Tourrat où il y a un pêcheur. Je discute un moment avec lui avant d’aller m’installer pour la nuit.
À 6 heures du matin, alors que je finissais de préparer mon sac, j’entends un cri et un juron. Je demande au pêcheur si ça va, la réponse tarde à venir et il finit par me dire qu’il s’est probablement cassé le bras en tombant. Ni lui ni moi n’avons de téléphone et je ne pense pas qu’il aurait été d’un grand secours. Son bras présentant une forme étrange, il semble évident que c’est bien une fracture. Après une immobilisation de fortune, je lui suggère de ne pas bouger de sa tente pendant que je rentre à Cap de Long via le Col des Pêcheurs pour déclencher les secours.
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