• Désireuse de revoir les marmites de géant (pour la 3ème fois) vers midi plutôt qu’à 7.30 du matin, j’avais décidé que nous ferions le trajet en sens inverse.
• Tout va bien jusqu’à Marnod, où nous parlons avec les propriétaires d’un gîte. La dame nous dit : « Oh ! la la ! Il faut la faire dans l’autre sens à cause du pierrier à la descente ! » Et là, ça commence à turbiner dans ma tête : il me faut absolument trouver un trajet pour éviter le pierrier ! Quoiqu’il en coûte !
• A partir de Marnod, malgré le fait que nous avions tous les deux les yeux fixés sur le gps, à certains endroits dans la forte montée, on ne savait plus où était le chemin. J’ai même dû monter à 4 pattes, en m’accrochant à des pierres. Toujours les yeux rivés au gps, après beaucoup d’hésitations, nous avons finalement réussi à trouver la piste, mais j’avais les muscles tétanisés. Je ne souhaiterais pas faire cette partie à la descente non plus.
• Au pique-nique de mi-matinée, j’ai trouvé un contournement du pierrier qui rallongeait de 3,5 km : à partir de Sur le Ger, nous sommes descendus sur Echazeau, puis Fay et en direction de Trébillet. Et là, au moins, je pouvais regarder le paysage et pas mes pieds !... C’était un bonheur de marcher sur le « goudron » !
• Par la suite, j’ai lu les commentaires de randonneurs qui ont eu des difficultés à la faire dans le sens normal, et je me rends compte de l’épreuve que la dame de Marnod m’a évitée, moi qui m’étais fracturé la cheville le 1er mai dernier. J’aurais eu très peur de descendre le pierrier et de passer en bordure de falaise, ce qui est dangereux.
• Mais j’ai trouvé ma solution quand même et je suis contente de l’avoir faite !
• Si vous êtes un grand sportif, faites la, mais si vous êtes un randonneur septuagénaire qui fait pourtant 2200 km par an, ne la faites pas. Ce n’est pas la peine de prendre des risques inutiles.