Une rando JMHell, toujours aussi sympa et agréable mais ça n'engage que moi.
Montée au col du Puymorens en C3 non pas poussive mais légèrement sous-motorisée, à 4 avec le matos, un peu compressés. Dans la bagnole, c’est un dispensaire: une gastro, une toux poussive à laisser les poumons par terre et une autre qui crache vert. J’ai pas de masque sous la main, je vais être contaminé et le combo toux/gastro me fait peur.
Arrivée en zone d’altitude et perception des copains sur le parking du col du Puymorens. Ils sont là depuis un quart d’heure et ils sont prêts.
Départ après une arrêt pipi géant, on teste les DVA et tout finit par fonctionner. En Catalan, on peut traduire "la coume" par " le quotidien, le commun, l’usuel…". C'est donc par l’ordinaire de Garcia que nous avons débuté ce petit périple montagnard. Ce couillon de Garcia ne connaissait pas son bonheur.
L’abord est progressif si l’on peut dire, voire chiant tellement ça monte pas. Cependant ça finit par, et là, c’est la panne. Comment c’est difficile de sa mère ! On dérape et y’a un foutu dévers, et le dévers en raquettes bonjour ! ça glisse putain, les crampons n’accrochent pas et la croûte de neige pète, y’a des trous et j’ai un sac qui pèse 3 fois ce qu’il aurait dû. Enfin ça avance et on finit par arriver au col. Respire c’est bonnard !
On s’alimente légèrement et quelque temps plus tard la descente est lancée. On longe un espace qu’on dirait une piste damée. Des traces à toulousains. Un gars nous remontre que sa descente plus rapide en ski va lui permettre de choisir le meilleur lit du refuge. Je le laisse se gausser. La fin a tendance à un peu se corser à cause de ce foutu dévers encore.
Jean-Marc nous passe à côté en courant, en conseillant de « planter les carres » des raquettes (?) et on finit par arriver en bas. Heureusement le refuge est vide. Vite prenons nos marques. Le sol est dégueu. Claire tente de passer une serpillère qu’elle a trempé dans une flaque de boue, ce sera toujours plus propre si quelqu’un doit dormir par terre.
Par la suite on investira la terrasse, on y fera l’apéro, le repas du soir (merci le réchauffement!), la discussion sur le programme du lendemain et on partira se coucher à 19h car une bonne nuit nous attend et qu’on n’a rien d’autre à faire.
C’est ça la montagne, le soir c’est le moment chiant.
Nuit classique pour un moment à 25 : toux, ronflements et autres bruits dans l’ordre et ne croyez pas que c’est QUE la faute des vieux. Heureusement j’ai mis mes boules dans mes oreilles QUIES ! Quies les boules hein n’allez pas croire que… enfin bon. Beaucoup de condensation aussi, attention à ne pas dormir contre le mur ! Sinon RAS jusqu’au matin 7h20. Oui, 7h20, on n’a pas osé les déranger plus tôt !
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