Tourelles, oriels et hors-œuvre A u Moyen Âge, il est vital d’économiser l’espace à l’intérieur des fortif ications de manière à ne pas avoir un linéaire de murailles inadapté au nombre d’habitants aptes à les défendre. Cette nécessité a engendré des rues étroites, des maisons hautes et des dispositifs architecturaux qui permettaient d’agrandir les maisons sans prendre d’espace sur la rue. Ainsi l’encorbellement des étages, qui s’est répandu au Moyen Âge et a perduré jusqu’à la Renaissance, a donné naissance à un type d’architecture caractéristique. À ce principe constructif, il faut ajouter quantités d’excroissances architecturales dont les fonctions pouvaient aller de la surveillance avec l’oriel, à la défense avec la bretèche, l’échauguette, la poivrière, etc. ou bien répondre à une utilité domestique. Les latrines, les monte-charge, les oratoires ou cabinets divers occupent ainsi souvent des positions hors-œuvre faisant l’objet d’une conception architecturale et d’une recherche ornementale remarquables. Organe essentiel des constructions étirées vers le haut, les escaliers sont systématiquement conçus en colimaçon afin d’occuper le moins d’espace possible, ils forment une tourelle intégrée dans le corps de chaque bâtiment ou établie en hors-œuvre, ou en demi hors-œuvre comme cela s’est généralisé dans le cœur de Chaumont
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