Clairvaux-les-lacs tour des lacs
Nous voilà partis pour une promenade familiale, qui débute devant notre hébergement face à l'église du village. Nous empruntons d'abord la
rue Saint-Sauveur qui nous mène tout droit jusqu'à la plage aménagée du
grand lac. Dès les premiers pas, le paysage s'ouvre sur l'étendue d'eau, et nous longeons la rive sur un chemin plat et ombragé par endroits, qui nous conduit tout naturellement jusqu'à la zone humide qui sépare les deux lacs. C'est un endroit calme et sauvage.
Nous quittons alors le bord de l'eau pour prendre la
route du Langard, qui s'enfonce dans la forêt. Le chemin devient plus intime, bordé d'arbres et de sous-bois. Nous longeons
l'ancienne colonie de Saint-Ouen, un lieu que je prends plaisir à montrer à notre petite-fille, avant d'arriver au pied d'une ancienne rivière aujourd'hui asséchée. C'est là que la balade se corse : nous suivons ce lit pierreux pour entamer une montée raide, avec des passages à 17 % de dénivelé sur près de 300 mètres. Ma femme ralentit un peu le pas, mais notre petite-fille, pleine d'énergie, nous tend la main aux endroits les plus escarpés. Les mollets chauffent.
Une fois le sommet atteint, nous longeons une falaise qui surplombe les fameuses
grottes de la Nitrière et du Piley. Le chemin se fait étroit, et nous arrivons enfin au
belvédère de la Scie. Là, le panorama à couper le souffle sur les deux lacs en contrebas nous laisse tous les trois sans voix. Nous faisons une longue pause, chacun admirant le paysage à sa façon : photos, plaisir des yeux, moment de bonheur partagé.
Pour le retour, nous empruntons des chemins forestiers et champêtres, plus doux et roulants, qui nous font contourner le
petit lac de Clairvaux. Cette partie est plus calme, à découvert, et nous marchons côte à côte en échangeant. Nous retrouvons le village et l'église, bouclant ainsi la boucle, un peu fatigués, très asséchés mais heureux.
Un conseil entre nous : en cette période de canicule, la fin du parcours étant très exposée, il faut prévoir de l'eau en quantité suffisante pour chacun.
Mais nous, partis à l'aventure un peu trop légèrement, nous étions juste trop juste : nos gourdes étaient vides bien avant l'arrivée ! Comme dit l'adage,
"il fut être pris pour apprendre" — Cette promenade est une vraie découverte, variée et sportive, mais elle se mérite et nous en sommes repartis avec de beaux souvenirs plein les yeux, et le sentiment d'avoir vécu un bon moment tous ensemble, même si la soif nous a rappelés à la raison !