Le Torrent de la Rabière, renommé Torrent de la Lauze avant de se jeter dans le Rabioux, avec ses 660 m de chute sur environ 2,25 km offre toujours un spectacle intéressant qui peut passer à particulièrement spectaculaire lorsqu'il est en crue. Après tous ces derniers jours d'intempéries, espérant le retrouver aussi puissant qu'il l'avait vu avec un ami, ancien collègue de travail, dans ses premières années de retraité, malgré une météo incertaine, l'Ours nous a invitées à retourner le voir, en comptant sur le cumul fonte de neige et dernières précipitations. Il en est revenu fort déçu, car la météo a été pire que prévue, et le niveau d'eau, certes encore très important, n'avait rien d'exceptionnel, du fait que le cumul espéré n'a pas eu lieu, la vieille neige ayant déjà bien fondu et les dernières précipitations étant encore sous forme de neige fraîche à partir d'environ 2400 m. Cependant, aucune déception pour nous qui n'en avions pas l'expérience, malgré le Raid Gauloise, les pieds trempés dans une fraîche ambiance, d'autant qu'en plus des impressionnantes chutes d'eau, l'improvisé retour par l'alpage de la "Grand" Cabane fut un réel délice.
Bref Topo :
depuis l'aire de retournement des Charbonnières > piste pastorale de la "Grand" Cabane > sente jusqu'à son captage d'eau poursuivie au-dessus jusqu'à la Vieille Cabane, 2021 m > rude montée au-dessus pour éviter par la droite les ravines de la rive gauche du Torrent de la Rabière > traversée au-dessus suivie du contournement de la bosse de la cascade principale sous les Reseronnes > au-dessus, retour au plus proche du torrent jusqu'au plateau, 2248 m, entre les Têtes du Tissap et de l'Hivernet > retour par la toute nouvelle cabane de berger et le plus à niveau possible jusqu'à l'alpage au-dessus de la Grand Cabane > par lequel nous sommes descendus pour éviter le gymkhana des arbres couchés en forêt (*) > retour parking par la piste pastorale comme à l'aller.
Nota Béné :
(*) le lecteur attentif ne pourra que s'étonner de la bizarre diagonale ascendante de notre retour pour venir redescendre par l'alpage de la Grand Cabane dans le seul but de ne pas repasser par le parcours du combattant de la montée dans le dédale enchevêtré des mélèzes fracassés, voire déracinés, par les intempéries hivernales; puis, chemin faisant, devant l'attrait et la magie du lieu, nous n'avons pas pu résister au plaisir de monter encore d'une cinquantaine de m jusqu'au sommet de cette magnifique croupe, avec l'intention, à y être, de rejoindre directement la piste forestière du Couolon pour élargir notre circuit. Mais le même désastre forestier nous en a très vite dissuadé, comme notre trace le montre.
Pour plus de détails voir et revoir le photos-reportage d'Hélène : Diaporama
Liste des albums de nos randonnées précédentes dans ce secteur :
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