Rosheim
Son histoire remonte au Néolithique, mais elle est mentionnée pour la première fois en 778 sous le nom de Rodasheim.
Au Moyen Âge, elle devient une ville libre du Saint-Empire romain germanique et rejoint en 1354 la célèbre Décapole, l’alliance des dix villes impériales d’Alsace.
La Maison Romane d'Alsace : construite en 1154, elle est considérée comme l’une des plus anciennes maisons civiles d’Alsace. On l’appelle aussi la « Maison Païenne ».
Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul : chef-d’œuvre de l’art roman alsacien du XIIᵉ siècle, célèbre pour ses sculptures, ses chapiteaux et son architecture en grès jaune.
Porte du Lion, Porte basse ou Porte de la Vierge et Tour de l'Horloge ou Zittgloeckel : vestiges impressionnants des anciennes fortifications médiévales qui protégeaient la ville.
Bruderberg
Le Bruderberg (« Mont des Frères ») est une petite colline située entre Rosheim et Bischoffsheim.
C’est l’un des lieux religieux et historiques les plus importants de la région, à la fois ancien pèlerinage, centre spirituel et siège d’un chapitre rural du diocèse de Strasbourg.
Les origines exactes du site restent inconnues.
Les plus anciens vestiges de la chapelle remontent au XIVᵉ siècle, mais il est possible qu’un sanctuaire plus ancien ait existé sur cette colline.
La première mention des saints patrons date de 1471. La chapelle est alors dédiée à la Vierge Marie, à saint Gangolf et à saint Thiébaut.
À partir du XVe siècle, le Bruderberg devient un important lieu de pèlerinage consacré à Notre-Dame des Sept Douleurs. Les fidèles y affluent lors du Vendredi Saint, des Rogations et surtout le 15 septembre, fête de Notre-Dame des Sept Douleurs.
En 1525, durant la guerre des Paysans d’Alsace, la chapelle est pillée. Malgré cela, le pèlerinage continue à prospérer pendant plusieurs siècles.
Sous l’Ancien Régime, le Bruderberg est également le siège du chapitre rural du Bruderberg, une assemblée de prêtres des paroisses environnantes chargée de l’entraide, de la formation et de l’administration religieuse. Le mot allemand Bruder (« frère ») pourrait d’ailleurs être lié à cette fraternité ecclésiastique.
Après la Révolution française, le site est vendu comme bien national et sert même de carrière de calcaire. En 1835, le curé Jean-Baptiste Raess rachète une partie du domaine et y installe des ermites. La chapelle est finalement sauvée et restaurée par des bénévoles à partir de 1972.
Les églises de Rosheim
Église Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim
Construite entre 1145 et 1167, elle est considérée comme l’un des plus beaux édifices romans d’Alsace. Son architecture en grès jaune, son clocher octogonal et ses remarquables sculptures en font un chef-d’œuvre de l’art roman rhénan.
Église Saint-Étienne de Rosheim
L’église actuelle date de 1785 et présente une élégante façade néoclassique conçue par l’architecte Nicolas-Alexandre Salins de Montfort. Son clocher roman est toutefois beaucoup plus ancien et provient de l’église médiévale primitive.
Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs du Bruderberg
Cette chapelle de pèlerinage est le cœur spirituel du Bruderberg.
Elle conserve la mémoire des processions, des ermites et du chapitre rural qui ont marqué la vie religieuse de la région pendant plusieurs siècles. Aujourd’hui encore, des messes et des rassemblements y sont organisés, notamment pour l’Ascension.
Autres édifices religieux de Rosheim
Synagogue de Rosheim, construite en 1884 dans un style néoroman.
Monastère Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, communauté bénédictine fondée au XIXᵉ siècle.
Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours, attestée dès 1688.