Promenade à Anlier
"En juillet, même les chats préfèrent l'ombre à la rue Maou... et l'eau fraîche à l'Arlune asséchée !"
Nous sommes partis un peu après 14 heures de l'église d'
Anlier, en empruntant la
rue Maou en cette fin juillet. Pas de quoi miauler de plaisir : dès les premiers pas, la coupe forestière nous a frappés, une grande étendue dégagée, des souches à perte de vue, et le soleil tapait sans pitié. Pendant quelques centaines de mètres, nous avons marché en plein découvert, aspirant à la fraîcheur forestière comme des chats cherchent un coin d'ombre.
Puis, enfin, la lisière nous a accueillis. L'ombre nous attendait, un véritable soulagement après cette entrée en matière. Dès que nous avons pénétré sous le couvert des arbres, l'air est devenu plus respirable, parfumé d'aiguilles de pin. Le sentier descendait doucement vers l'
Arlune, mais le murmure de l'eau, réduit au silence par la canicule, n'a pas pu nous accompagner.
Nous avons longé le ruisseau. Le parcours était vallonné : des montées courtes puis des descentes douces. Au bout de 5 kilomètres, pause au bord de l'eau... mais nous n'avons pas pu y mettre les pieds, tant elle était stagnante, réduite à quelques flaques verdâtres par la chaleur accablante. Pas de baignade rafraîchissante pour nous, seulement la déception de voir cette frêle
Arlune martyrisée par la sécheresse. Des chevreuils sont passés, eux aussi en quête d'eau.
Les derniers kilomètres ont été plus éprouvants sous la chaleur de l'après-midi. Vers 16 h 30, l'église d'Anlier est réapparue. Près de 10 kilomètres sous ce soleil, ce n'était pas une promenade de tout repos, mais la beauté du
Bois Le Prêtre nous a tout de même offert un bel après-midi, même si l'
Arlune nous a fait miaou-ler de déception !