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Les 7 majeurs

du 2 au 4 juillet 2020
Par Admin

Un itinéraire logique entre France et Italie


"Les 7 majeurs" est un itinéraire cycliste passant par 7 cols entre France (Queyras, Ubaye) et Italie, tous au dessus de 2000 mètres d'altitude : col d'Izoard (2360m), col Agnel (2744m), col Sampeye (2284m), col Fauniera (2505m), col de la Lombarde (2350m), cime de la Bonette (2802m) et col de Vars (2108m), soit une moyenne d'altitude de 2450 mètres !

La boucle fait 360 kilomètres et 10300 mètres de dénivelé :
Nous avons parcouru cet itinéraire du 2 au 4 juillet 2020 avec la fine équipe de la route des grandes Alpes. Les 7 majeurs en 3 jours, ça représente déjà 120 km et 3500 mètres de dénivelé par jour, de quoi bien nous occuper !

Le point de départ est fixé à Guillestre, et on tournera dans le sens horaire pour commencer par la partie chiante jusqu'à Briançon. Pour découper les étapes, on a fait au plus simple : 120 km par jour, puis recherche du gite ou de l'hôtel le plus proche.

Avec le frérot, on décide de partir de Grenoble sans prendre la voiture. On rajoute donc un jour avant pour descendre par Briançon, et un jour après pour remonter par Gap.

Grenoble > Guillestre

Le premier juillet à 4 heures du mat on enfourche les vélos à Grenoble avec pour objectif de rallier Guillestre en passant par la croix de fer, le Galibier et l'Izoard. On a jamais fait aussi long ni avec autant de dénivelé. Objectif premier, ne pas trop puiser, on part pour 5 jours !

La première partie pour rejoindre Rochetaillée via Vizille et la vallée de la Romanche n'est pas super excitante, mais à cette heure matinale il n'y a pas trop de circulation donc ça le fait bien. On arrive à Rochetaillée vers 6 heures.

Le col de la Croix de fer au petit matin est un régal. Températures clémentes, air vivifiant, visibilité limpide. On arrive au sommet de la bosse vers 8 heures 30 puis on bascule côté Maurienne. On passe par Saint-Jean d'Arves ce jour car la route classique est fermée pour réfection de chaussée. A Saint-Jean de Maurienne on prend un petit bout de nationale pour rejoindre St Michel de Maurienne. Début de l'ascension des mythiques cols du Télégraphe et du Galibier vers 10 heures.

Le Télégraphe n'est pas la meilleure partie de l'itinéraire : tout en forêt avec déjà beaucoup de circulation à l'heure où l'on y passe. On prend un moment pour manger sur Valloire puis on file sur le Galibier. La partie entre Valloire et Plan Lachat est toujours aussi pénible : ça ne monte pas vraiment et il faut se faire mal pour avoir l'impression d'être un minimum efficace. Ensuite on attaque les pentes sommitales, la vue devient démente et même si ça tire on sait que le sommet est proche. On y est vers 13 heures. On peut se refaire la cerise sur la longue descente vers Briançon. Il fait déjà plus chaud. On se fait un petit Perrier tranche dans un bistrot avant d'attaquer l'Izoard. Le col monte nord donc les températures sont supportables. Les jambes répondent bien et c'est toujours aussi beau par ici. Sommet vers 16 heures, on en a fini avec les montées !

On bascule côté Queyras avec une première partie de descente rapide sur le Guil puis l'on tourne à droite pour rejoindre Guillestre. Cette descente a été bien pénible, avec un gros thermique dans le nez, qui se lève chaque jour en fin de matinée. A Guillestre, on retrouve le reste de la compagnie. Quentin et Antoine, Pascal, Patrice et Pascale.

Le compteur ce jour affiche 240 km, 5700 mètres de dénivelé et 11h30 de selle soit 21km/h de moyenne. Bien contents ! On a bien géré l'effort et c'est passé sans trop couiner ! Merci à Pascal pour avoir fait la voiture balais sur la fin de l'Izoard. On savait qu'en cas de pluie ou de gros moins bien on était pas à la rue.

Le soir on se fait une bonne assiette de pâtes, il faut recharger les batteries pour le lendemain !

Jour 1 : Izoard / Agnel

Départ vers 8 heures du matin. Ce soir on dort à Casteldelfino (IT) via l'Izoard et l'Agnel, soit 120 km et 3000 mètres de dénivelé.

On avale la portion plate de 35km jusqu'à Briançon en 1h15. Quand c'est moche, faut pas trainer. Dès les premières pentes de l'Izoard, chacun prend un rythme tranquille, on est pas arrivés. On est passé par là la veille, on commence à connaitre ! Vers 11heures on est au sommet. Petit ravitaillement puis descente rapide sur le Guil, mais cette fois-ci on tourne à gauche direction Château Queyras puis Ville Vieille, début de l'ascension du col Agnel que l'on fera avec Pascale en VAE. Vers midi 30 on fait la pause à Pierre Grosse dans un resto sympa. On est en montagne, il fait beau, la vie est belle.

La fin de la journée va faire mal, surtout dans les 5 derniers kilomètres qui présentent des pourcentages élevés, de surcroit en altitude, et après une grosse étape la veille. On arrive vers 15 heures au sommet. Je fais un aller-retour sur le dernier kilomètre pour aller chercher Pascal, aux forceps sur cette fin de col ;)
La descente côté Italien est absolument somptueuse, mais raide aussi. A la montée ça doit piquer. Le revêtement a été bon jusque là, il se dégrade à partir de Chianale. On poursuit notre descente jusqu'au gite Delphin dal Pianhol où l'on passera la nuit. Un très bon choix tant au niveau du cadre, que de l'accueil et du repas !

Jour 2 : Sampeyre / Fauniera / Lombarde

Aujourd'hui journée Italienne, avec plus de 4000 mètres de dénivelé s'il vous plait, et 3 cols au programme. Pascal qui manque d'entraînement depuis le début de l'année fera la voiture balais ! Il se réserve pour le dernier jour.

On décolle un peu plus tôt que la veille, vers 7h30, pour une dizaine de kilomètres de descente jusqu'à Sampeyre, au pied du col du même nom, j'ai nommé le col de Sampeyre. Le revêtement sur cette petite route ne s'améliore pas, mais au moins c'est un gage de tranquillité. Ce col est assez raide, avec 15km à 8.5% de moyenne (vous pouvez afficher la pente dans les options de courbe ci-dessous). Le début se déroule en forêt, ça s'ouvre un peu et la route remonte le long d'une petite station. Un peu avant le sommet on a une jolie vue sur le Mont Viso.
Petite pause au sommet puis longue descente sur une route dégradée via le colle Betone et jusqu'à Stroppo où l'on rejoint le val Maïra que l'on remonte jusqu'à Ponte Marmora. De là commence le crux de la journée avec le confidentiel mais magnifique colle Fauniera, une ascension de 21 km et 1500 mètres de dénivelé sur une petite route qui présente parfois des pourcentages hallucinants, jusqu'à 25%, même si ça reste très court.

Au sommet on se demande comment les Italiens ont fait pour construire une route jusque ici. On se sent vraiment en montagne.
S'en suit une longue descente de plus de 25 kilomètres jusqu'à Demonte, mais démonté il ne faudra pas l'être car il reste encore un col pour aujourd'hui. On rejoint Vinadio par le fond de la vallée. Il est près de 14 heures, on s'arrête une heure pour manger dans un restau en bord de route, pas mauvais mais sans charme.

Le col de la Lombarde sera notre dernier col du jour (21 km pour 1450 mètres de dénivelé). Forcément ça tire. La route est en excellent état, ça change des deux cols précédents. Question paysage, c'est toujours aussi beau mais on est pas à l'abri d'une rincée alors on ne traine pas trop. Finalement on arrive juste après la pluie ! Félicitations à Patrice au passage, qui boucle son "premier 4000" (m de dénivelé !)
Ce soir dodo à Isola 2000, à quelques kilomètres derrière le col. Station sans aucun charme, on se demande même comment c'est possible de louer ici en été, alors qu'il y a tellement de petits villages sympas aux alentours. Pour ne rien arranger tout est fermé, alors l'ambiance est un peu glauque.

Jour 3 : Bonette / Vars

Une bonne nuit plus tard on attaque notre 3ème et dernier jour. Comme la veille on commence par une quinzaine de kilomètres de descente pour rejoindre Isola. Dire que de ce point on est à moins de 100 kilomètres de Nice ! Mais nous on part dans l'autre sens, direction le Nord. Le premier col sera le plus long col du périple, avec pas moins de 40 kilomètres et 1900 mètres de dénivelé. La première partie le long de la vallée de la Tinée est presque plate, le col commençant vraiment après Saint-Etienne-de-Tinée. Après Bousieyas ça devient vraiment très beau. La fin est longue mais toujours aussi belle, puis c'est le sommet ou se tient le salon de la tortue ninja. Photo, aller/retour pour aller chercher Pascal, re-Photo, puis looooongue descente sur Jausiers où le resto nous attend. Miam.
Après avoir bien profité il ne reste plus que le Col de Vars et on aura bouclé ! Comme la Bonette, c'est plat au début puis ça s'excite après Saint-Paul-sur-Ubaye avec 4 kilomètres entre 8 et 9% qui font toujours aussi mal ! On sait qu'en haut on en aura fini, alors on appuie un peu. Après le col, c'est la dernière descente jusqu'à Guillestre, terminus de notre périple de 3 jours. Le soir je me terminerai avec la montée de Ceillac, jamais fait à vélo c'est l'occasion !

Ces 7 majeurs auront tenu leur promesse. Un itinéraire grandiose, varié, en altitude, avec une belle équipe. On aura eu des conditions météo exceptionnelles. En 3 jours ça fait de grosses étapes mais il suffit de ne pas s?énerver. A faire et à refaire. A la journée la prochaine fois ?

Merci à Pascale pour la voiture Balais, et à tous pour ces quelques jours bien sympas !

Retour à Grenoble

C'est pas tout, avec le frérot il nous reste à rentrer sur Grenoble ! Après être descendus par Briançon, on rentre par Embrun, les jolis balcons au dessus du lac de Serre-Ponçon, Chorges, le raide Col de Moissière, puis on se prend un vent pénible jusqu'au Noyer où l'on récupère Seb Nico et Mathieu qui vienne de Grenoble par la Morte et le Parquetout. Le col du Noyer est toujours aussi joli, ainsi que la superbe descente côté Dévoluy. On mange un brin à St-Disdier puis on rentre sur la capital des alpes par le col du Fau.

On retrouve la maison bien cramés après 5 jours de vélo, 750 kilomètres, 20000 mètres de dénivelé et autant de plaisir. Le vélo, c'est magique !
Commentaires
Par lesflainval le 21.10.20 17:49
Magnifique périple et des photos de dingue ! Bravo à vous et merci pour le partage. J'envoie ça au gamin grenoblois de suite!
Par Angstrom le 18.10.20 10:07
Ditto commentaires de l'Ours.
On ne joue pas dans la même catégorie.
Par la Marmotte & l'Ours le 28.09.20 18:02
Eh bien ! heureusement que je m’étais bien calé le dos pour regarder tout ça, malgré tout j’ai bien failli en tomber de mon siège ! quelle fantastique chevauchée cycliste sur ces hauts lieux des Alpes que nous aimons tant, j’en suis encore baba et vais en rester rêveur longtemps, chapeau bas à toute l’équipe et tout particulièrement au duo avec ton frère ! Félicitations.
l’Ours.
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